Le festival continuait, vendredi dernier, sur l’île du Gaou et c’est une soirée exceptionnelle aux univers complètement différents que les festivaliers ont pu vivre.
Kendra Morris, la douce californienne au kimono fleuri, ouvre la soirée avec les morceaux de son album « Banshee » sorti en 2012. Sa voix puissante, à la Janis Joplin a bercé les festivaliers, assez peu nombreux en ce début de soirée. Toutes fois, certains d’entre eux se distinguaient par leur style bohème, hippie-chic, un petit flash back vers Woodstock. Très belle surprise.
L’artiste a ensuite laissé place au rappeur américain Beat Assailant.

Parisien depuis une dizaine d’années, le jeune rappeur a électrisé le public six-fournais avec ses tubes comme Rain or Shine, Run, I Like Ca$h, Hard Twelve… issus de son dernier album « City Never Sleeps » (ndlr : sorti le 5 mai dernier), qui s’articule autour d’un même thème : le milieu urbain ; et de ses quatre premiers albums. Très par A Tribe Called Quest, Us3, il sample aussi bien des morceaux jazz, que soul et séduit avec ses riffs funk.
On vous partage notre interview de BA très vite !

Et voilà Chinese Man qui prend possession de la scène du Gaou.

Le public est en transe sur les beats du collectif marseillais. Trois beatmakers, deux cuivres, un percussionniste, un synthé… Les pionniers du hip-hop local se baladent entre dub, reggae, funk, et même jazz. Des samples jazz des années folles, au reggae en passant par les remix du mythique « The Message » de Grand Master Flash et de « Rapper’s Delight » de The Sugarhill Gang, le collectif a lancé une vague de bonne humeur sur un public surexcité. On chante sur le célèbre refrain de I’ve Got That Tune, introduit par un solo de trombone. Les séries de longues basses appuyées par les stroboscopes plongent le public dans une excitation communicative.

Belle communication avec le public, le label Chinese Man Records fête ses 10 ans et il est toujours indépendant, c’est le début d’Independent Music. Derniers instants de folie avant de se quitter sur un remix de Tha Trickaz et de remercier toute l’équipe, les techniciens et surtout les intermittents du spectacle sans lesquels ce festival serait possible.




















