C’est une activité qui risque de faire rapidement sensation. Le Charles de Gaulle, tout juste rentré au port de Toulon, proposera d’ici plusieurs mois des baptêmes de l’air un peu particuliers, réservés aux amateurs de sensations fortes.

Des conditions physiques indispensables
« Les personnes souhaitant effectuer ce type de baptêmes devront avoir reçu l’aval positif de leur médecin sous-traitant. Effectuer un vol en Rafale n’est pas anodin, ce n’est pas une chose à prendre à la légère » insiste le commandant Jean-Claude TOPPEGUN, ancien pilote de l’Armée de Plein Air et désormais reconverti en planificateur d’activités à hautes sensations. Il nous précisera qu’il n’y a cependant pas besoin d’être un grand sportif, car « il suffit de rester assis dans son siège et profiter de la vue » selon ce dernier.
Effectuer un vol en Rafale n’est pas anodin.
« Au pire, c’est peut-être le bateau qui vous emmènera au porte-avions qui vous donnera le mal de mer et vous fera vomir » en rigole-t-il. Le mal de mer, peut-être, mais le mal d’avion est aussi fréquent et souvent peu connu du grand public. Concrètement, les personnes désireuses de vivre cette expérience unique devront être acheminées sur le porte-avions, stationné en mer, par bateau. Il pourrait y avoir entre 10 et 20 décollages par jour, selon la demande et bien sûr selon la météo qui joue ici un rôle majeur.
En revanche, bien que le décollage (aussi appelé catapultage) se fasse depuis le porte-avions, c’est à la base aéronavale de Hyères que les avions et leur passager d’un jour atterriront. « C’est surtout un problème logistique. C’est la seule solution que nous ayons trouvée pour le moment. » ajoute Jean-Claude. Un partenariat sera passé avec l’aéroport de Toulon-Hyères et de la Boîte à Selfie afin que vous puissiez, moyennant finance, récupérer votre petite photo souvenir depuis l’intérieur de la cabine.
Une formation d’une durée de 5 à 7 minutes sera dispensée aux passagers, notamment concernant l’utilisation du gilet de sauvetage, du siège éjectable, du masque à oxygène, des toboggans ou encore des sacs à vomi.
Le prix, qui n’a pas encore été dévoilé, devrait cependant en freiner plus d’un. D’après les premières rumeurs, il pourrait se situer entre 2 000 et 3 000 € pour quelques 3 minutes de vol. Pour que l’expérience soit la plus totale et que le prix soit justifié, le passager se verra également proposer durant le vol un remontant sucré ou salé (au choix). Ce type de prestations devrait normalement pouvoir permettre, selon le nombre de clients, de renouveler la totalité de la literie du bateau.
Un habitué de l’adrénaline
L’entreprise pour laquelle travaille Jean-Claude n’en est pas à son coup d’essai : en 1998 elle tentait de vendre des nuits de camping, suspendus à flanc de falaise, ou encore en 2001, année durant laquelle elle proposait de la plongée en pleine mer, entourés de requins affamés… une expérience qui s’était conclue par 3 décès dans la même journée le 30 février 2001, marquant la fin de l’activité en question, tant les frais engendrés par les obsèques des victimes étaient élevés. Bonjour l’adrénaline !

