Nina Attal Saint-Maximin

Interview de Nina Attal, en concert ce samedi à Saint-Maximin

Comme vous avez pu le constater depuis quelques jours, nous vous offrons des places pour le concert de Nina Attal et Isaya qui se déroulera à Saint-Maximin samedi. Si vous n’êtes toujours pas convaincus des bienfaits de vous y rendre, Christine Manganaro est allée à la rencontre de Nina Attal il y a quelques temps pour lui poser quelques questions. Découvrez l’interview ci-dessous.

 

Nina Attal concert Saint-Maximin
Nina Attal – Droits : Christine Manganaro

 

Whaou… !! Depuis trois ans que l’on t’a découverte, notamment lors d’un concert à Toulon, on peut dire que tu as fait un sacré bout de chemin avec une évolution remarquable et remarquée… Est-ce en tout cas ton sentiment ?

Avec l’équipe de musiciens qui m’accompagne, notre volonté permanente est d’évoluer et de faire mieux à chaque fois. On travaille énormément pour ça et pour apporter toujours un souffle nouveau, que ce soit en live ou en studio. Ça me fait plaisir que tu mentionnes le mot évolution en faisant référence à mon parcours…

 

On retrouve ton âme, ce que l’on connaît de Nina Attal, mais avec effectivement, une niaque, une maturité impressionnante, surtout au regard de ton jeune âge (23 ans) ! D’où te vient cette assurance que tu maîtrises avec simplicité et humilité ?

Je pense que j’ai encore beaucoup à apprendre. Mais, malgré mon « jeune âge » comme tu dis,  ça fait pas mal de temps qu’on est sur la route avec mon équipe, qu’on fait beaucoup de concerts, et à mon sens c’est la meilleure école à tous les niveaux. Je suis bien entourée, à l’aise, et de voir ce public captif et réactif, ça met en confiance (rires)…

 

Nina Attal concert Saint-Maximin
Nina Attal – Droits : Christine Manganaro

 

Tu te dis bien entourée… Ce sont toujours les mêmes qui t’accompagnent depuis le début de cette aventure artistique ?

Oui, quasiment… Il y a eu quelques changements mais pour moi, cette équipe constitue véritablement ma famille. C’est ce qui me donne envie d’aller encore plus loin. Cette « bulle familiale » joue un rôle un peu protecteur qui me rassure, mais j’y trouve aussi suffisamment d’espace de liberté pour affirmer mon style et mon identité. Je pense que c’est ce subtil équilibre qui fait tout et qui me permet de m’épanouir pleinement !

 

Tu parlais des tournées. Aujourd’hui, tu as déjà bien plus de 300 concerts à ton actif. Pour toi, la priorité c’est la scène ?

Le live est ce qui me tient à cœur tout particulièrement. Le studio, c’est un autre travail qui engendre beaucoup de pression car on est limité, dans le temps et dans l’espace. Je m’explique : on doit poser son identité sur une galette, à un instant T et sur très peu de morceaux. La démarche est donc figée par nature alors que, par essence, une chanson évolue tout le temps et n’a jamais la même interprétation ! C’est pour ça que j’aime les concerts plus que tout ! Cette complicité entre les musiciens, le public et moi… je me sens chez moi sur scène !

 

Nina Attal concert Saint-Maximin
Nina Attal – Droits : Christine Manganaro

 

Cet état d’esprit tient aussi à ton style de musique, soul-funk-blues et cette culture du partage ?

Si j’aime tant ces musiques c’est qu’elles forcent le naturel, l’authenticité et qu’elles font danser les gens. On n’est pas là pour revendiquer des choses graves ou engagées. Tout est fondé sur le plaisir de la fête, du partage… C’est une musique de l’Homme faite pour les hommes. Aux Etats-Unis, ceux qui chantent sont de vrais « preachers », qui racontent des histoires et unissent les gens dans un véritable esprit de communauté.

 

Mais lorsqu’on a cette culture, cette fibre… ce n’est pas un peu frustrant d’être une artiste de soul-funk en France ?!

Justement ! Moi, je me sens presque investie de la mission de faire connaitre ces musiques aux gens qui n’en n’ont pas saisi l’esprit.  Et si je peux rallier ne serait-ce que quelques paires d’oreilles, c’est pour moi la plus belle des reconnaissances.

 

Nina Attal concert Saint-Maximin
Nina Attal – Droits : Christine Manganaro

 

Pour autant, tu n’envisages pas ta carrière artistique aux seules limites frontalières ?

Bien sûr que je fais aussi ce métier pour voyager dans tous les sens du terme ( !) et aller à la rencontre de Autres, qu’ils soient musiciens ou pas… Ce que j’aime c’est la diversité, ouvrir mes yeux et mon esprit à des horizons variés. Je n’ai donc pas envie de me restreindre à la France mais bien au contraire d’élargir mon champ d’expression au-delà des frontières… y compris les plus lointaines !

 

Parles-nous bien sûr de ton nouveau et second album sorti fin septembre 2014 ?

On l’a enregistré durant l’hiver 2014 à New-York. Il s’appelle « Wha ». C’est marrant parce que le premier mot que tu as prononcé en commençant l’interview c’est « whaou » et ça m’a vraiment fait tilter (éclats de rires) !! Mais en fait, ce titre est en rapport avec New-York et un endroit qui s’appelle le café Wha.

 

Nina Attal concert Saint-Maximin
Nina Attal – Droits : Christine Manganaro

 

Là encore, pour ce projet, on peut dire que tu étais particulièrement bien entourée ?

C’était une super expérience que j’ai partagée avec Jerry Barnes, le bassiste de Chic, qui nous a un peu pris sous son aile et nous a aidés à produire l’album avec Philippe Devin. Le premier single « Hang On », accompagné du clip, fait un carton et globalement, l’album reçoit un très bon accueil. Bien sûr, on est déjà sur la nouvelle tournée qui va nous emmener un peu partout en France et en Europe jusqu’à fin mai 2015. Et donc à La Croisée des Arts à Saint-Maximin le 31 janvier !

 

Le fait d’avoir enregistré cet album à New-York n’était sans doute pas un hasard… Comment pourrais-tu le définir, en quelques mots ?

« Wha » est mon troisième CD et deuxième vrai album. Pour moi, l’enregistrement de cet album a été une expérience complètement dingue, inoubliable, où j’ai énormément appris. Tu parles de hasard, mais il y a presque de cela car les choses se sont faites sans préméditation, un peu à la dernière minute ! On s’est rencontré avec Jerry (Barnes) lorsque j’ai fait la première partie de Chic à Sète et à Vence. Tous les deux, ça a été un coup de cœur musical et amical. Lorsqu’il nous a proposé de venir à New York pour enregistrer cet album, c’était inattendu, spontané, inespéré ! Du coup, cet album s’est construit sur une très belle histoire humaine, et j’espère que ça se ressent en écoutant les morceaux. Tu parlais de maturité tout à l’heure: je peux te dire qu’avec « Wha », j’en ressors vraiment bouleversée, mûrie et grandie…

 

Propos recueillis par Christine Manganaro

 

Plus d’infos sur le concert

– Date : Samedi 31 janvier 2015, à 20h30

– Lieu : La Croisée des Arts, Saint-Maximin

– Tarifs : 7 à 13 € (hors frais de location)

– Réservation : Tandem et Croisée des Arts

– Première partie : Isaya

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