Pharmacycles Toulon

PharmaCycles perd les pédales : le début d’un déraillement pour une ville innovante ?

Il est des nouvelles qu’on aimerait ne pas avoir à annoncer, et pourtant nous avons bon espoir, chez le Varois, de pouvoir aider à faire changer la donne. Après la fermeture encore douloureuse du Chicag’Hostel, c’est au tour d’une autre belle initiative toulonnaise de voir ses jours comptés : PharmaCycles.

 

Un atelier d’auto-réparation

PharmaCycles, c’est un atelier d’auto-réparation de vélos. Sous le modèle associatif, vous pouvez y adhérer pour la modique somme de 10€ l’année, et bénéficier d’un lieu, d’outils et de pièces de rechange pour réparer vos vélos. Pour ceux qui n’y connaissent strictement rien, des bénévoles s’y relayent également pour vous apprendre à remettre vous-même en état votre joli destrier. Parce que c’est ça, le but de PharmaCycles : on vous montre, on vous met tout ce dont vous avez besoin à disposition, mais c’est vous qui faites. On repart ainsi avec un vélo remis à neuf et la satisfaction amplement méritée de se dire « c’est moi qui l’ai fait ! ».

 

Pharmacycles Toulon

 

À PharmaCycles, on accepte aussi les dons de vélos et pièces détachées. Les bénévoles passent un temps précieux à tout remettre en état, quasiment comme neuf, pour ensuite les revendre à prix cassé. Vous pouvez ainsi trouver un vélo de très bonne qualité pour 50-80€. L’argent récolté sert à faire vivre l’activité qui ne comptait à ce jour qu’un seul salarié et quelques bénévoles, afin de permettre à tous un accès convivial et très peu onéreux à un atelier de réparation.

 

Des enjeux bien plus profonds

Parmi les enjeux de l’association, on retrouve également la promotion d’une activité sportive régulière et des déplacements verts. En effet, prendre son vélo plutôt que sa voiture comporte de nombreux avantages : pas de problèmes d’embouteillages, de place de parking à trouver, d’essence et d’assurance à payer, moins de pollution, un entretien de la masse musculaire associé à une diminution de la couche graisseuse et à de meilleures performances cardiaques, pour ne citer que les plus populaires.

 

Pharmacycles Toulon

 

Une belle initiative comme il devrait y en avoir plus dans notre jolie Toulon, si ce n’est que, comme toute association portée à bout de bras par des bénévoles passionnés, elle dépend largement des subventions et des dons qui lui sont attribués. Et c’est là que le bas blesse.

 

Un manque de soutien financier

Jusqu’à présent le plus gros sponsor de PharmaCycles était DCNS qui, pour des raisons que nous ne connaissons pas chez le Varois, a décidé de ne pas reconduire son soutien pour l’année 2015-2016. Un coup dur pour tous les amoureux de la bicyclette qui avaient alors lancé un appel aux dons via une campagne de crowdfunding.

 

Hier, c’est non sans une certaine tristesse que l’association nous annonçait via sa page Facebook qu’une nouvelle source de financement venait de se tarir.

 

Le Varois PharmaCycles

 

Plus que jamais, PharmaCycles a besoin de vous et de votre soutien pour continuer à nous proposer leurs services, à promouvoir une meilleure hygiène de vie et une ville plus propre.

 

Vous pouvez aider de plusieurs façons

Tout d’abord, en relayant l’info, en partageant cet article ou le statut Facebook de PharmaCycles sur les réseaux sociaux.


Vous pouvez également participer à la nouvelle campagne de crowdfunding mise en place, en cliquant sur
ce lien.

Enfin, si vous connaissez des organismes qui seraient susceptibles de vouloir apporter un soutien financier à une initiative qui permet aux citoyens toulonnais de protéger leur ville, d’améliorer leur santé et d’acquérir de nouvelles compétences tout en épargnant leur porte-monnaie, n’hésitez pas à leur transmettre leurs coordonnées !

 

Le manque de financements et de soutien, de manière générale, est un fléau qui touche notre département au détriment de ses habitants. Nous avons déjà perdu de nombreux festivals qui non seulement nous permettaient d’assister à de superbes concerts de grosses têtes d’affiche, mais faisaient également marcher l’économie de nos ville de part leur portée internationale pour certains (une pensée aux Voix du Gaou, au Festival’Hyères, au Festival des Garrigues). Nous déplorons la disparition d’une auberge de voyageurs qui permettait à des personnes du monde entier de découvrir nos paysages, notre culture, pour trois fois rien la nuit. Un lieu que les locaux s’étaient également appropriés grâce aux nombreuses activités culturelles et festives qu’il proposait (R.I.P le Chicag’Hostel). Nous avons assisté à la menace qu’on subi deux des bars les plus anciens et les plus populaires de l’aire toulonnaise, les seuls qui permettent encore une vie estudiantine décente, par des riverains qui payent leurs impôts (on vous soutient, le Bar à Thym et le Old Coucou). Ne permettons pas qu’une nouvelle fois, nous nous voyons entérinés dans l’image négative et injuste des pauvres provinciaux du sud, parce que des initiatives qui ont le mérite de vouloir faire bouger notre ville et de lui faire prendre une meilleure direction finissent avortées au lieu d’être soutenues dans la difficulté.

 

Notons que la Ville de Toulon a pris connaissance du dossier et promet de s’y pencher. Une bonne nouvelle que nous apprenons à la rédaction de cet article et qui apporte une petite lueur d’espoir dans cette affaire.

 

Le Varois PharmaCycles

 

Plus d’infos :

– Adresse : 15, rue Vincent Courdouan, 83000 Toulon

– Téléphone : 06 71 20 68 74

– Site : http://toulonavelo.free.fr/

– Page Facebook : www.facebook.com/PharmaCycles

– Crowdfunding : www.lepotcommun.fr/pot/frod2raf

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